
Après le catalogue de 1979, que je vous invite à découvrir, voici le catalogue 1983 de Cora.
Un catalogue, résolument plus moderne, dès la couverture ! Elle ne montre que des jeux électroniques, désormais résolument rétro futuristes.
Deux autres éléments mis en valeurs, le choix et les prix qui n’avaient pas l’honneur de la couverture en 1979.

Le catalogue s’ouvre donc avec un grand choix de jeux électroniques et vidéos en tout genres.
Côté mise en page, si on retrouve les photos sur fond colorés chères à la décennie précédente, elles sont désormais directement accompagnée des infos les concernant. Certains produits sont plus mis en avant par la taille ou par une mise en scène avec des enfants.
On entre petit à petit dans les catalogues « modernes »
Enfin ici s’amorce une dénomination originale des sections du catalogue sous forme d’une lettre au Père Noël
Les jeux électroniques s’étendent sur 3 pages. On découvre que les Game & Watch de Nintendo sont simplement appelé « Jeux Electroniques de Poche » sans mention de la marque. Chez moi quand j’étais petit, on l’appelait la « DS de Maman ».
On découvre aussi un concurrent multifonctions avec pas moins de 3 écrans ! Le Huawei Mate XT avec 30 ans d’avances finalement.


La dernière page est consacrée aux consoles avec le tout nouveau Vectrex. Une très chouette console que chez moi on appelait « La télé de Papa »
C’est super intéressant ce panorama du jeux électronique de l’époque. Pendant que les enfants étaient en train de les entourer pour Noël, l’industrie était en train de s’écrouler outre Atlantique, c’est le fameux Krach du Jeu vidéo
Entre modernité et tradition, la page suivante est consacrée aux jeux de société.
La curiosité : un pyrograveur, toujours vendu « sans danger ».


On passe aux sets de jeux, ici les couleurs des cases identifient la marque. Vulli en jaune, Playmobil en bleu.
L’âge des enfants photographiés semble indiquer que nous sommes dans les pages des premiers jouets mais tout est mélangé.
Il y a quand même un petit monde entre le Tacot Canneton et l’imprimerie de Nathan.


Les peluches avec en vedette, les Kiki et un énorme Saint Bernard.
Dans le catalogue de 1979, je disait que les peluche avait l’air fatiguée même neuve mais 4 ans plus tard, ça va mieux.
Les porteurs, voitures à pédales et autres tracteurs. Je suis très très fan du TGV, je me demande combien d’enfants de cheminots l’ont eu pour Noël !


Navré pour les pour la moitié des poupées présente sur la page, mais l’enfant qui écrit la lettre réclame un bébé chauve.
Cette organisation du catalogue en lettre est vraiment intéressante car elle catégorise les jouets, de manière moins frontale qu’en 1979.
Bien entendu tout cela est un peu rattrapé par les couleurs, les jouets mis ensembles et les enfants mis en scène mais il faut souligner que c’est bien moins catégorique que beaucoup de catalogues, même plus récents.


Passage obligé par les voitures, garages et les Majo-Kit que j’appellerai simplement le mode hors ligne de SimCity.
Côté trains électrique et voitures télécommandées, on retrouve le TGV et on apprends que Cora Strasbourg est privé de circuit TCR mais en à un exclusif Sintless pour compenser.
Un détail qui nous informe surtout qu’hormis les prix, c’est bien le même catalogue dans tous les Cora de l’époque.


J’aime l’idée que sur une même page cohabitent le traditionnel chalet suisse de JeuJura, les classiques Lego et l’ultra moderne « Château des Ombres ».
D’ailleurs au passage, le camion Lego, coûterait une cinquantaine d’euros aujourd’hui, ce qui correspond toujours aux prix des camions sur le site de Lego.
Enfin, les jeux à quatre pattes (Billard, babyfoots et orgues) suivis des jeux à quatre roues (des vélos).


Voilà la lettre qui s’achève sur les coordonnées du grossiste du Père Noël – Cora Wittenheim, 130, route de Soultz, 68270 Wittenheim – ainsi qu’un post-scriptum pas inutile : les prix ne comprennent pas ceux des piles et sont valable jusqu’au 4 décembre.
C’est tout pour aujourd’hui !